Débat sur léducation populaire pour les 50 ans du CCFD

Le CCFD-Terre solidaire, première ONG française de développement organise plusieurs événements partout en France à l’occasion de son 50e anniversaire.
En région centre, un village de la solidarité verra le jour le 2 avril prochain ! Dans le cadre de ce village, plusieurs débats auront lieu dont un qui aura pour thème : « L’éducation populaire pour renforcer les pratiques d’Education au développement »

À partir d’une relecture des liens entre éducation populaire et éducation au développement et à la solidarité internationale, actualiser ces liens et montrer sa pertinence pour renouveler nos pratiques de sensibilisation.

À travers ce débat, le CCFD-Terre solidaire s’interpelle et interpelle sur ses manières d’agir : à trop utiliser des outils pédagogiques « clé en main », oublions-nous les racines de ce qui nous fait éducateur au développement ? « L’outil ne fait pas le formateur » nous dit l’ONG belge ITECO. Le CCFD pose alors la question : comment l’éducation populaire peut renouveler nos pratiques ?

Les intervenants lors du débat :

  • Gwendal Ropars, co-auteur du livre « 10 raisons d’aimer [ou pas] l’éducation populaire »
  • Philippe Marques , de l’association L’engrenage-Un pavé à Tours qui organise des conférences gesticulées.
  • un bénévoles du CCFD-Terre Solidaire.

+ d’infos sur les 50 ans du CCFD en région centre

Le programme du 2 avril

10 raisons d’aimer [ou pas] l’éducation populaire : le résumé du débat

Si vous avez manqué la rencontre de mardi à la Maison des initiatives étudiantes (et vous êtes nombreux, vu que la plupart d’entre vous ont la chance de ne pas habiter Paris), voici un résumé de l’épisode précédent.

Previously dans I love éduc pop : parce qu’il n’y rien de mieux qu’un bon vieux débat pour parler d’éducation populaire, les Éditions de l’atelier (qui ont publié le bouquin 10 raisons d’aimer [ou pas] l’éducation populaire) ont eu l’idée d’une discussion entre les contributeurs du livre et Paul Bouchet, auteur de Mes sept utopies publié par la même maison. Le but de l’opération : répondre à la vaste question  « Pourquoi et comment s’engager aujourd’hui ? »

Dans la salle, une bonne quarantaine de personnes. Pas les intervenants derrière le micro et le public de l’autre côté, mais des chaises installées en cercle pour que tout le monde puisse être à la fois spectateur et acteur. Éducation populaire spirit ! Parmi les personnes qui sont venues, il y en a qu’on connaissait (du MRJC, de la JOC, de Génération précaire et Jeudi-Noir, de la Fage), mais aussi des gens que nous ne connaissions pas, et ça fait bien plaisir !

Du côté du contenu, un vrai échange passionné et passionnant ! De l’intervention de Paul Bouchet, s’il ne faut retenir qu’une phrase, c’est l’interpellation : « Qu’avez-vous fait de votre jeunesse ? » véritable invitation à l’engagement adressée aux jeunes, mais aussi aux moins jeunes. Ce monsieur de 87 ans (mais il fait moins) sait de quoi il parle : il a consacré ses jeunes années à la Résistance.

Nous avons rappelé pour notre part la multiplicité des manières de s’engager. Du côté des raisons, plusieurs personnes ont souligné que l’on ne s’engage pas tant à cause d’une volonté ferme, mais souvent plus ou moins par hasard, au début en tout cas. Au final, une vraie richesse exprimée grâce à des expériences d’engagement très différentes et une approche commune, celle de la confiance en la jeunesse et sa capacité à s’indigner, se bouger et donner du sens à ses actes.

Après, nous avons tous terminé la soirée dans un restau du quartier, public et intervenants confondus. Éducation populaire spirit forever !

Un portrait de jeune !

Au début de l’été, Gwendal a eu les honneurs de La République du Centre qui lui a consacré un portrait intitulé « Gwendal Ropars veut défendre l’éducation populaire » dans son édition des 10 et 11 juillet. On y apprend qu’il a participé à l’écriture d’un livre : « l’idée, c’est d’abord de lancer un débat sur l’éducation  populaire et son importance. Aujourd’hui plus que jamais, il y en a besoin et elle doit être soutenue et valorisée. » Bonne lecture.

Dix raisons d’aimer (ou pas) l’éducation populaire dans les bacs !

C‘est aujourd’hui que sort en librairie Dix raisons d’aimer (ou pas) l’éducation populaire, notre livre coordonné par Damien Cerqueus et Mikael Garnier-Lavalley avec les contributions de : Clémentine Autain, Julien Bayou, Pierre-Alain Cardona, Emmanuelle Cosse, Simon Cottin-Marx, Grégory Huchon, Inés Minin, Gurval Quartier, Thomas Rogé, Gwendal Ropars, Thiébaut Weber.

Treize jeunes (ou presque) racontent cette forme originale d’éducation. Parce qu’entre le toit familial, la rue, le collège ou le lycée, un autre lieu existe : l’éducation populaire. Un espace où il est possible d’apprendre sans la tutelle des profs et des parents. Un lieu qui donne confiance, où l’on favorise l’expérimentation entre jeunes sans exclure les adultes. Ces acteurs déclinent avec humour et conviction dix raisons d’aimer l’éducation populaire.

Vous pouvez l’acheter dans votre librairie préférée.
Vous pouvez l’acheter sur le site de la Fnac
.
Vous pouvez l’acheter sur le site d’Amazon.

La sortie s’accompagne de débats qui commencent à être programmés. Retrouvez-les ici.

Si vous souhaitez en organisez, n’hésitez pas à nous les proposer .

Dix raisons d’aimer (ou pas) l’éducation populaire
sous la direction de Damien Cerqueus et Mikaël Garnier-Lavalley
ISBN : 978-2-7082-4123-7 S444340

13, 50 € – 112 pages
Publié par Les Editions de l’Atelier