Hervé Morvan : des vacances timbrées !

Vous le connaissez. Forcément. Les images qu’il a produites vous sont familières mais vous n’avez pas nécessairement retenu sa signature. Son nom, bien breton, est Hervé Morvan. Il est l’un des plus grand affichistes français du vingtième siècle. Par un heureux hasard, nous sommes tombés sur un livre sorti l’an passé qui lui est consacré « The genius of French Poster Art« . C’est simple, direct et tellement vrai.

Né en 1917 et mort en 1980, Hervé Morvan aura utilisé son talent pour illustrer des réclames (l’Alsacienne, Guigoz, Radiola, Bally ou Banania) mais aussi des films (les enfants du paradis, le voleur de bicyclette, le grand blond avec une chaussure noire) ou des campagnes d’intérêt général (Bilan de Santé, lutte contre le rachitisme). Parmi ses collaborations, celle avec la Jeunesse au Plein Air reste, pour nous, l’une des plus importantes et évidement, celle qui a marqué de nombreux acteurs de l’éducation populaire. Enseignants, militants, parents, enfants, nous avons tous en mémoires ses images qui ont illustré les timbres destinés à récolter des fonds pour faire partir en vacances des milliers d’enfants. En cherchant bien dans vos greniers vous devriez en retrouver quelques uns au fond des armoires et tiroirs.

Sa fille, Véronique Morvan, en parle justement dans ce livre (dont elle est l’auteure) :
« … la petite fille aux cerises représente bien la série d’affiches crées vingt ans de suite pour la Jeunesse au Plein Air. Un temps où les élèves des écoles laïques descendaient dans la rue pour sensibiliser les passant et leur vendre les fameux timbres JPA qui finançaient en partie les vacances de centaines d’enfants en France. un air qui revenait tous les ans comme le verre de beaujolais noveau en novembre ou le brin de muguet du 1er mai. Espoir de jours surement meilleurs… Un temps où les murs des villes s’éclairaient encore de couleurs vives et de larges sourires, éphémères peut-être, mais toujours présents dans le souvenir de l’oeil, surprise renouvelée à chaque passage des couleurs d’affiches, ces habilleurs des rues. Un temps aussi où certains murs n’étaient pas encore tombés et où d’autres semblaient alors inimaginables…« J’aimerais toujours le temps des cerise. Et le souvenir que je garde au coeur »

Sans être nostalgiques et alors que nos mouvements éditent de très nombreux documents, nous ne pouvons que conseiller d’en revenir à une approche où le graphisme dit quelque chose et où nous serions fiers de nos affiches…

Lisez ce livre, il est magnifique !

Herve Morvan: The Genius of French Poster Art [Broché], PIE Books, octobre 2010 (Japonais, Français, Anglais).
Vous trouverez ce livre dans les bonnes librairie ou sur les boutiques en ligne et notamment celle-ci.
Toutes les affiches des campagnes de la JPA sont disponibles sur cette page.

 

Une histoire des Colos

Depuis quelques jours, France Culture rend hommage aux colonies de vacances en revenant sur leur histoire.

Emmanuel Laurentin et sa Fabrique de l’histoire (de 9h à 10h du lundi au vendredi) y consacre 4 émissions dont la dernière a été diffusée ce matin.

Vous pouvez toutes les retrouver en ligne :

La 1ère émission diffusée le 28 juin

La 2è émission diffusée le 29 juin

La 3è émission diffusée le 30 juin

La 4è émission diffusée le 1er juillet

Un peu d’astuce, d’espièglerie… Quelle histoire pour l’éducation populaire ?

CondorcetlovesepRécemment une internaute nous interpellait sur l’absence d’éléments historiques sur ce site. C’est sans doute que nous sommes un peu trop jeune et pas assez cultivé. Non, soyons sérieux. A en voir les débat sur la page de wikipédia consacrée à l’éducation populaire que nous vous conseillons de consulter et de modifier si nécessaire, cela nous promettait de nombreux débats. Déjà entre-nous, puis avec vous et avec tous les autres internautes qui ne manqueraient pas de venir nous voir et apporter leur pierre à l’édifice. Car une des caractéristiques de l’éducation populaire, qui est à la fois peut-être sa force et sa faiblesse, c’est la diversité de ses sources et de ses débats. On adore en discuter entre-nous.

Avec « I love educ pop », l’idée c’était d’aller au-delà et d’en discuter avec les autres et d’ouvrir le débat avec ses amis, les collègues, les partenaires, les parents des enfants qui participent dans nos activités, les élus locaux, les stagiaires en formation, les jeunes qui passent par là (NDLR liste non-exhaustive et sans copyright).

Comme le dit F. Tétard dans une intervention « il y a plusieurs histoires de l’éducation populaire possibles ». Vous pouvez d’ailleurs écouter la sienne ici.On y ajoutera deux textes rapides l’un « l’éducation populaire dans toutes ses histoires »  de Jean-Claude Richez (Injep) sur le site du Crajep Midi-Pyrénées et la présentation sur le site de (feu ?) la Drdjs Bourgogne. Il existe également le livre de Jean-Marie Mignon «  Une histoire de l’éducation populaire« . Rien qu’en choisissant ces quatre exemples, cela fait débat. On imagine que vous avez d’autres références. Partagez-les avec nous.